Procès du meurtre de Nadia Hassade à Nantes : questionnements sur le comportement de l’accusé envers les femmes
Depuis le lundi 26 janvier 2026, la cour d’assises de Loire-Atlantique juge un jeune homme de 25 ans accusé du meurtre de Nadia Hassade, une femme de 47 ans poignardée à une vingtaine de reprises en octobre 2022, dans le quartier Bellevue à Nantes. Au cœur des débats, le comportement de l’accusé envers les femmes apparaît comme une piste essentielle pour comprendre ce déchaînement de violence sans mobile apparent.
Un crime brutal sans explication claire pour la justice nantaise
Le meurtre s’est déroulé dans la matinée du 16 octobre 2022, à proximité des quartiers Bellevue et Chantenay. Nadia Hassade, qui attendait son bus, a reçu 25 coups de couteau. L’accusé, alors âgé de 21 ans, a reconnu les faits peu après son interpellation, visibles sur des images de vidéosurveillance. Pourtant, son mobile reste flou, et ses explications varient entre un « coup de folie », une « colère » et une frustration profonde.
Selon un expert psychologue entendu lors de l’audience, cette violence extrême s’apparenterait à une réaction liée à une « rage qui le déborde » et à une volonté de détruire une figure féminine symbolique. Cette interprétation soulève la question du rapport perturbé de l’accusé à l’égard des femmes.
L’accusé face à la justice : révélation de son comportement difficile avec les femmes
Le procès éclaire progressivement les liens complexes entre l’accusé et les femmes de son entourage. Sa première petite amie, appelée à témoigner, décrit un homme qui a changé radicalement. Initialement « doux et attentionné », il est devenu impulsif et violent, à tel point qu’elle a mis fin à leur relation suite à une agression sexuelle. Ce déchirement personnel semble avoir nourri son ressentiment, qu’il a mal canalisé jusqu’au drame.
Plusieurs éléments ont été évoqués pour comprendre cette transformation:
- 🍷 Consommation excessive d’alcool, interdite par sa foi hindouiste mais pratiquée régulièrement, amplifiant ses débordements.
- 👩👦 Influence familiale stricte, avec notamment une mère imposant des interdits forts concernant les relations hors mariage.
- ⚠️ Tensions psychosociales, liées à des humiliations vécues lors de ruptures affectives douloureuses.
Ce parcours conflictuel, exprimé aussi dans des messages malveillants envers son ex-petite amie, illustre un profil à la dérive, souvent inapte à gérer ses émotions face à l’opposition féminine.
Les témoignages clés qui alimentent le procès
Un ami de l’accusé, bouleversé, a témoigné de son incompréhension face à la violence du crime et de son sentiment de trahison. Il évoque un homme qu’il considérait comme un ami « doux », mais dont les actes ont eu des répercussions dramatiques sur son entourage.
La mère de l’accusé n’a pas assisté au procès, la famille ayant dû quitter Nantes après l’arrestation, marque d’une honte profonde face à cette affaire. Pour sa part, l’accusé, en détention provisoire depuis les faits, n’a pas été accompagné par ses proches au tribunal et a reconnu mériter une peine de prison pouvant aller jusqu’à trente ans.
Éléments au cœur des débats : violence, justice et compréhension du geste
Le procès à Nantes ne se limite pas à établir les faits, mais cherche aussi à décrypter le rapport perturbé de l’accusé avec les femmes. L’expert psychologue a souligné que la victime incarnait pour lui « la figure féminine qu’il faut faire disparaître, » en lien avec des frustrations personnelles et sociales non résolues.
Cet angle explique en partie le comportement après son passage à l’arrêt de bus : l’accusé est reparti chercher un couteau pour revenir agresser Nadia Hassade, insistant même lorsque la victime tentait de s’enfuir, révélant un déchaînement de violence « hors norme ».
- 🔍 Contexte familial rigoureux et valeurs imposées infléchissant son comportement.
- ⚠️ Consommation d’alcool excessive comme catalyseur du passage à l’acte.
- 👩 Relations conflictuelles avec des femmes importantes de sa vie.
- 💔 Sentiment d’humiliation lié à des ruptures affectives violentes.
Le verdict est attendu mercredi 28 janvier en fin de journée, après trois jours d’audiences marquées par l’intensité des témoignages et la gravité des faits évoqués.